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D'un pas si lourd qu'il me semble léger j'avance sans regarder devant. Les étoiles filent et se défilent dans ce ciel bas, amer. Je me serais bien perdue, ton souffle sur ma nuque, tes lèvres à mon cou. Laissée emporter par le courant. Tu aurais mordu, vampire exquis. Je crois que suis ivre. Ivre des rêves qui recouvrent mes pensées chaque nuit d'un manteau d'illusion. Je m'habille de la lumière du phare que je fixe depuis le début de la soirée. Je sais que tout à l'heure je vais m'éteindre dans les bras de l'océan, mais avant je veux que tu m'emmènes profond en toi, j'aurais tout le temps de visiter la lune et si le vent souffle ce soir c'est pour chasser les nuages noirs de mes entrailles pour laisser place à l'arc-en-ciel. Un coup je pleure l'autre je ris. Je suis peut-être défoncée. Par la réalité. On m'avait prévenu pourtant que les corps mentaient bien souvent. Ta peau si douce cachait la fureur, la haine, les coups de poings dans le bide. Je parfume d'encens nos deux vies puis je crache dessus impunément. Je peux continuer de me e détruire ou prendre le chemin de la guérison. Je manque de raison je te l'ai toujours dit je ne suis pas raisonnable je manque vraiment de raison. Je continuerais de souffrir pour que tu prennes soin de moi.
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