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Les murs sont de papier ce soir. Je peux tout entendre de l'autre côté. Les mecs qui reniflent une paille dans le nez, les femmes défoncées qui demandent plus qu'à se faire baiser...Les bébés qui crient dans des consignes de gare, je peux sentir l'odeur de poudre qui émane de leurs petits corps. Je suis dans un demi-sommeil. Dans un semi-coma. Des mains me triturent l'estomac et s'amusent avec ma vesicule. Pendant ce temps moi, je pense. Je pense que ces gens là, à quelques mètres de moi, ont de la chance. Ils ont le choix eux, ils peuvent bousiller leur vie...ou pas. Des milliers de kilomètres me séparent de cette existence merdique qui pourtant me colle à la peau. Je garde les yeux ouverts, et ce que je vois ne m'effraie pas. J'observe ces gamines qui se prostituent, et j'voudrais juste leur tendre la main et les prendre dans mes bras. Puis disparaître... Paisiblement, comme disparais la rosée du matin. Dans la douceur d'un soleil de printemps, parmi des herbes immenses... Elle me rappelle à l'ordre. C'est de moins en moins facile, de se réveiller. Elle me choppe la tête, la pose au dessus de son épaule. « Plus rien n'est comme avant, tu sais ? » Mais ce n'est pas grave... « Parce que demain, tu pourras mettre ta tête juste là »... Et elle me montre son cou.
Les murs sont de papier ce soir. Je peux tout entendre de l'autre côté. Les mecs qui reniflent une paille dans le nez, les femmes défoncées qui demandent plus qu'à se faire baiser...Les bébés qui crient dans des consignes de gare, je peux sentir l'odeur de poudre qui émane de leurs petits corps. Je suis dans un demi-sommeil. Dans un semi-coma. Des mains me triturent l'estomac et s'amusent avec ma vesicule. Pendant ce temps moi, je pense. Je pense que ces gens là, à quelques mètres de moi, ont de la chance. Ils ont le choix eux, ils peuvent bousiller leur vie...ou pas. Des milliers de kilomètres me séparent de cette existence merdique qui pourtant me colle à la peau. Je garde les yeux ouverts, et ce que je vois ne m'effraie pas. J'observe ces gamines qui se prostituent, et j'voudrais juste leur tendre la main et les prendre dans mes bras. Puis disparaître... Paisiblement, comme disparais la rosée du matin. Dans la douceur d'un soleil de printemps, parmi des herbes immenses... Elle me rappelle à l'ordre. C'est de moins en moins facile, de se réveiller. Elle me choppe la tête, la pose au dessus de son épaule. « Plus rien n'est comme avant, tu sais ? » Mais ce n'est pas grave... « Parce que demain, tu pourras mettre ta tête juste là »... Et elle me montre son cou.
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