* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *J'ai jeté les mots par les fenêtres, avalé certains autres de travers ; comme un poison parcourant l'½sophage, ils ont serré ma gorge, tué mon âme. J'ai attendu qu'ils reviennent perforer mes organes pourtant, ce n'est pas lorsqu'ils ont résonné que mon c½ur à éclater, leur absence, leur absence a créé en moi une hémorragie. En une seule et même seconde ont coulé à flots
Le tissu conjonctif, son oxygène, ruissèlement des globules et des vaisseaux sanguins, je ne respire alors plus, je suffoque, je mange mes cheveux à la pulpe jaunâtre j'n'ai plus de souffle, j'étouffe.
Les murmures rampent sur le plancher, je tends l'oreille avec espoir ; les chuchotements qui courent dans mon conduit auditif sauront-ils me préserver ? Mes jambes tremblent, mes joues deviennent écarlates j'entends des pas dans le couloir. Chut, tais-toi, écoute le bruissement dans les escaliers, il se rapproche par paliers. A la vitesse d'une course folle arrivent
Traversant les systèmes organiques, cognitif, neurophysiologique, moteur, motivationnel, moniteur interviennent indépendamment de ma volonté, ces émotions, foutues émotions qui m'étouffent.
Et je pleure, sans mots, sans bruits. Avec bonheur, stupeur. Et des rêves pleins d'amour et dans un amour plein de rêves je baisse les armes. Je me rends et m'en remets à toi, je décrispe mes doigts. Mes mains s'ouvrent pour laisser apparaître mes sentiments. Te les offrir me semble trop peu, je voudrais te donner plus mais qu'ai-je de mieux ? Au fond.
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