Désespérément je te tends la main, tu la sers moi je ne sens rien. Il faudrait que tu m'emprisonnes, me menottes et me frictionne comme une enfant qui a froid.
Le vent souffle dans tes cheveux, le souffle court je te veux. J'attends que tu t'abandonnes, les mots me paraissent si faux... Ils se sont envolés je cours pour les rattraper. En cerf volant tu les fais virevolter, dans les draps plein de lettres d'amour où je m'allongerais. Ne crains rien je t'en pris, reste impassible face à mes peurs. Je grandirais bien vite, notre nid jamais ne sera vide. Les embryons d'un destin conserveront la douceur.
Sans retenue je te prends la main, tu la sers moi je me raccroche à ça. Il me faudrait une cage de diamants recouverte d'un tissu de velours, que j'y reste comme une enfant bien sage. Ca me plairait tellement mais il faut que je me prouve, que je peux survivre aux émotions.
Le vent souffle dans tes cheveux, ton souffle sur ma nuque me paraît si doux. J'aime quand je me dérobe, un baiser et mes jambes ne tiennent plus. Que les mots me semblent si beaux, si lointains, étoiles que l'on atteint que dans les rêves... Un arc-en-ciel que tu regardes sourit à notre vie. On est si belles, même la terre en tremble. Mais ne prends pas la fuite le soleil est connu pour réchauffer le c½ur, les parfums pour retenir.
Pour te garder je te prends la main, je nous prends par les sentiments. Toi tu chantes notre histoire, moi j'écris sans y croire, qu'il faut du temps pour arriver à demain.
Le vent souffle dans tes cheveux, mille questions que je te souffle me reviennent et m'effleurent, m'éc½urent. Je veux poursuivre notre chemin, protéger notre peau, veiller sur elle comme on veille sur un berceau, et bercer notre vie, des maux les plus tendres.
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